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Une compilation de réflexions sur de nombreux sujets, au gré des humeurs et des actualités : faits de société, thérapies alternatives, symbolique des polarités, etc.

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La relation patient/thérapeute au filtre des polarités

Malade

Cette question semble inutile car chacun répondra : « je veux guérir »...

Évidemment, quand un patient va chez un thérapeute, c'est officiellement pour soigner sa maladie, c'est-à-dire pour ressortir guéri.

Mais comment le patient considère-t-il le thérapeute ? S'il le considère comme quelqu'un qui a le pouvoir de régler son problème et sa maladie, alors le patient cherche un sauveur car il imagine que sa problématique va disparaître et qu'il va recevoir le soin sans faire d'efforts en contrepartie. D'ailleurs, cette logique est actuellement tellement installée que le système ne fait même plus payer les malades, ce qui était auparavant une façon de matérialiser un échange avec le thérapeute.

Les lois de la Vie reposent sur le « donner-recevoir ». Aller chez un thérapeute en espérant recevoir un soin – et une guérison – sans donner de contrepartie relève du même état de conscience qu'un enfant qui reçoit un cadeau parce qu'il a été gentil ou souffrant (cf. la culpabilité liée au fait d'être malade). C'est ce que nous appelons chercher un « sauveur ». Mais cette façon d'envisager le soin rencontre de plus en plus sa limite.
En revanche, être adulte suppose que chacun prenne sa part : le malade doit mettre en œuvre son processus de guérison, le thérapeute doit installer une relation et des moyens qui vont aider le patient à y parvenir.

Comment installer un processus de guérison ?

Quand un patient cherche à guérir, il est prêt à payer et à donner en échange de ce qu'il reçoit. Il sait qu'il ne peut pas guérir sans faire lui-même un effort. La guérison vient du patient, c'est une évidence. Aucun thérapeute ne peut prétendre guérir quelqu'un. Il s'agit donc bien d'un échange donner-recevoir, chaque partie procédant à l'échange.
Mais le fait de payer avec de l'argent ne suffit pas ! Souvent, le patient doit aller au-delà du simple échange d'énergie « temps contre monnaie ». Pourquoi ?

La maladie procède elle-même de sa propre logique donner-recevoir : la manifestation dans le corps provient d'une information. Or, en symbolique, l'information relève du masculin qui « donne » et la manifestation relève du féminin qui « reçoit ». La maladie est le résultat d’une fécondation de l’esprit dans la matière.
Devant cette évidence, comment le corps du patient (féminin/matière) peut-il recevoir la guérison en ignorant l'information de la maladie et son message ? Se contenter de payer la guérison avec de l'argent ne permet que de racheter – en partie – la charge de culpabilité. Payer en souffrant beaucoup ne vise aussi que ce but. De nombreux malades le font inconsciemment afin d’acheter leur innocence…

La vraie façon de payer consiste à écouter le message de l'information qui a créé la maladie et à en tenir compte. Autrement dit, le patient doit donner de l'attention au masculin/esprit qui s'exprime par la maladie. C'est là que le patient doit réellement faire un effort et qu'il « achète » réellement sa guérison. Il ne s'agit d’ailleurs plus de guérison, mais souvent d'un vrai éveil de la conscience.

Conclusion

Dans cette optique, lorsqu'un patient cherche vraiment la guérison, peu importe le thérapeute qu'il va rencontrer. En effet, étant prêt à donner et à fournir un effort, il recevra ce qu'il cherche (la conscience).
Un bémol : il faut impérativement regarder la charge de culpabilité avant cette démarche, car cette dernière peut faire échouer toute guérison. Si le patient est persuadé qu'il est « puni » par sa maladie, sa guérison procédera alors du premier volet, il lui faudra donc un sauveur capable de racheter ses fautes !
Attention d'ailleurs aux discours du type : « Je n'ai rencontré que des charlatans ! » Souvent, cette phrase marque le fait que le patient veut se décharger de sa culpabilité sur un bouc émissaire...
Être patient, n'est-ce pas passionnant ?