iconeL'actualité symbolique

Une compilation de réflexions sur de nombreux sujets, au gré des humeurs et des actualités : faits de société, thérapies alternatives, symbolique des polarités, etc.

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fonction publiquePourquoi est-on plus mal payé dans la fonction publique ?

Bonne question… Il y a sans doute un sens à tout cela puisqu’il semble bien que ce phénomène existe un peu partout dans le monde.
En fait, la vraie question est celle-ci : pourquoi des personnes acceptent-elles d’être moins bien payées que dans d’autres structures ?
La réponse tient sans doute aux deux mots clefs du mental : « peur » et « culpabilité ».

Être au service

Première remarque : les services publics représentent par définition des emplois où les employés sont « au service » d’un public. Or, c’est bizarre, mais on dirait que « être au service » est souvent mal connoté. Un peu comme si les fonctionnaires étaient des « femmes de ménages ». De là à les prendre pour des serpillières !
Ou plutôt : de là à se considérer comme des serpillières… Car il y a sans doute une honte existentielle à se déclarer « fonctionnaire ».
« Être au service » est associé au féminin, ce qui a – vous en conviendrez – moins de valeur que le masculin… Par conséquent, beaucoup de revendications dans la fonction publique sont purement existentielles. D’ailleurs, les classes dirigeantes le savent bien, manipulant aisément les mouvements sociaux par quelques carottes bien placées (changer un « instituteur » en « professeur des écoles », ça n’a pas de prix !).
C’est la première explication au fait que les fonctionnaires acceptent d’être moins payés, puisqu’ils se sentent honteux/coupables.

→ Conseil : ne dites plus « Je suis fonctionnaire », mais dites « Moi ? Je fonctionne ! »

Être planqué

Deuxième remarque : les personnes employées dans les services publiques « se la coulent douce ». Du moins, c’est l’idée généralement admise ! Car la réalité montre qu’il y a autant de stress et de burn-out ici que dans le privé…
Mais le fonctionnaire a souvent un gros avantage : il y est « pour la vie » ! Dans quoi ? Dans sa place, dans sa situation.
Mais justement, il est difficile d’en sortir, puisque rien ne bouge. En effet, on voit toujours le côté qui nous arrange, mais il faut voir l’envers de la médaille.
Être planqué symbolise le fait d’être à l’abri d’un ventre maternel (le fameux paradis perdu). Un fonctionnaire est quelqu’un qui cherche à rester dans un ventre. La fonction publique est une « bonne mère » nourricière, mais aussi très castratrice : c’est rarement là que l’humain va s’épanouir puisque rien ne doit bouger. Du coup, comme ce sont des situations castratrices, ce n’est pas là où l’argent va couler à flot (l’argent procède du même symbole que l’énergie sexuelle). Un fonctionnaire est quelqu’un qui accepte d’être limité dans son expression (son « sexe prime »). D’ailleurs, cela tombe bien : le sexe rend coupable aussi… Donc, autant accepter cette nouvelle limitation.

→ Conseil : demandez des changements brutaux, au lieu d’essayer de consolider des « acquis » !

Être du côté du « bien »

Troisième remarque : un fonctionnaire développe souvent un idéal fort lié à sa fonction. Comme il se sent dévalorisé, mal aimé, et un peu coupable d’être « planqué », il se raccroche à une idée valorisante de sa mission. Éduquer, soigner, protéger, surveiller, juger : comment les familles feraient-elles sans lui ? Comment les gens rouleraient-ils ? Comment se soigneraient-ils ? N’est-il pas plus intelligent que la moyenne puisqu’il a eu son concours ? Que deviendrait l’état sans lui ?
Bref : il y a une similitude entre un fonctionnaire de service public et le sacerdoce du curé de campagne. Les deux s’achètent un paradis (c’est normal puisqu’ils se sentent coupables), notamment en rapport avec l’idée qu’ils servent un « plus grand », un collectif. Aussi, on entendra souvent cette sentence en fin de débat contradictoire entre un gars du privé et un du public : « Bon en fait, au fond, je trouve que ton métier est difficile et je ne t’envie pas ! »
Ouf ! Voilà de quoi se raccrocher à du solide ! Le fonctionnaire se dira : « Finalement, si on reconnaît mes difficultés (mon calvaire), alors, tout va bien ».
Sauf que cela ne solutionne rien du tout ! Un sauveur a besoin de victimes pour exister, ce qui va rapidement devenir bien encombrant : porter les autres à longueur de temps est fatigant, surtout si on le fait par idéal spirituel.

→ Conseil : demandez à votre public de quoi il a réellement besoin avant de lui proposer quoique ce soit. Souvent, vous vous rendrez compte que vous ne pouvez rien pour lui !

Et si vous ne servez plus à rien ? Allez voir ailleurs…