iconeL'actualité symbolique

Une compilation de réflexions sur de nombreux sujets, au gré des humeurs et des actualités : faits de société, thérapies alternatives, symbolique des polarités, etc.

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Devenir indépendants

Brexit, Catalogne: pour ou contre l’indépendance ?

Eh oui, c’est dans l’air du temps… Après les messages uniformisant de la « mondialisation », la réaction est maintenant à l’opposé : il est de bon ton de revendiquer son « indépendance ».
Éternel jeu des polarités… mais quels sont les symboles en jeu ?

Du UN unique au UN multiple

La mondialisation représente à l’évidence la prise de conscience que l’humanité était « inter-reliée » et que notre prétendue existence séparée (l’ego) n’était qu’un leurre. Cette conscience s’est matérialisée par des phénomènes comme l’internet (tout le monde est relié), mais aussi par des abus (impossible de trouver du lait de ferme, puisque toute production est mélangée et vendue uniformément dans le monde entier).
La tendance est donc de gommer les « Un » multiples pour les ramener à un « Un » unique. Ainsi, les langues régionales, les dialectes et les patois commencent à décliner pour aller vers une mort programmée (c'est l'histoire de deux générations).
Bientôt, n’y aura-t-il plus qu’un seul moyen de s’exprimer ? Évidemment, cela réveille un réflexe contraire : la langue implique une façon de penser et tout le monde n’a pas envie de « penser » anglais ! Incontestablement, l’humanité va y perdre en richesses, en saveurs, en moyens d’expression, etc. Qui imagine que les grands crus des vignobles français soient un jour ramenés en un seul breuvage ? Pourtant, c’est déjà la cas pour la tomate, car il est devenu rarissime de trouver en rayon autre chose qu’un prototype insipide – mais résistant 
Donc, faut-il retrouver son « indépendance » et résister à l’uniformisation ? Certes, oui pour le deuxième point : l’uniformisation est le contraire de la Vie, qui ne sait que créer du nouveau. Mais que cache le mot « indépendance » ?

independantLe risque de séparer le couple

La définition de l’indépendance, c’est de ne pas dépendre d’une personne ou d’une chose. L’idée est de ne pas avoir de lien de subordination avec quiconque (ni Dieu ni maître). Or, il faut bien remarquer que cette symbolique fait vraiment penser à un divorce ! Les Anglais divorcent de leur mariage avec l’Europe, les Catalans veulent divorcer d’avec l’Espagne, Les Wallons d’avec les Flamands, etc.
En général, dans les discours, ce sont les riches (ou ceux qui se croient riches) qui veulent se séparer des pauvres ! L’idée est simple : les riches ne veulent plus payer pour les pauvres. La séparation ressemble donc furieusement à un mari qui travaille (il a l’argent) qui voudrait se séparer de sa femme « qui ne fait rien ». Éternel débat sur les comparaisons des valeurs du masculin et du féminin. Car dans notre mythe judéo-chrétien, le masculin – qui a les bourses bien pleines – a forcément plus de valeur que le féminin – qui nourrit et élève les enfants.
On retrouvera donc dans ces divorces programmés les incohérences de nos jugements de valeurs. Est-ce que la Catalogne est vraiment plus riche que le reste de l’Espagne ou bien est-ce plus prosaïquement un reflet du jugement que nous portons sur le travail. Combien gagne un citadin qui travaille dans la région de Barcelone ? Combien gagne un paysan d’Andalousie pour le même nombre d’heure ? Comparez le salaire horaire d’un banquier ou d’un informaticien avec celui d’un manœuvre ou d’un agriculteur. Sans commentaire… et pourtant, il est plus facile de se passer d’un écran d’ordinateur que d’aliments dans son assiette !
Faut-il vraiment comparer le salaire d’un homme et d’une femme dans un couple ? Et obliger les femmes à lutter pour obtenir cette fameuse « égalité » ? Évidemment, chacun est libre de jouer à « exister » comme il l’entend.
Et la comparaison va aider à ce jeu… jusqu’à un certain point ! Car ces comparaisons sont futiles : les Anglais avaient à peine voté le Brexit qu’ils en voyaient toutes les facettes négatives. Une fois le divorce consommé, il faudra faire sans le complément, et assumer les deux polarités. Or, comme nos corps ne sont pas fabriqués pour cela (nous devons nous unir pour retrouver le « Un »), il y a fort à parier que les Anglais vont vite se fabriquer une autre forme de « couple » à l’intérieur de leur pays.
Et le même problème se reproduira à une autre échelle.

Qui sommes-nous ?

Car le désir d’être indépendant cache une réalité dérangeante : sommes-nous des créatures ou des créateurs ? Question fondamentale, car si nous sommes des créatures (des êtres créés), nous ne serons jamais indépendants. Tout essai en ce sens se retournera forcément contre nous, puisque la vie ne manquera pas de nous renvoyer en miroir notre … dépendance ! Déjà en Catalogne, des banques annoncent leur départ. L’Europe envisage des négociations sans fin avec l’Angleterre pour dénouer des liens économiques, juridiques, sociaux, tissés depuis des générations et des générations.
En revanche, si nous sommes des créateurs (je suis l’Être), nous pouvons revendiquer cette indépendance. Mais, à ce niveau de conscience, pensez-vous vraiment que cette question se pose ?

Et quel dommage de se priver de la seule joie de la Vie : celle de l’échange. Car finalement, n’est-ce pas la relation à l’autre qui nous enrichit vraiment ?

Et si nous faisions l’amour au lieu de divorcer ?